Bonjour !

Je suis Gaëlle Ménétrier, coach spécialisée dans l’alcoolisme féminin.
J’accompagne les femmes déterminées à rompre le cercle vicieux de leur dépendance à l’alcool
avec des méthodes douces et naturelles.

Sans fumée, sans alcool, j’ai la tête dans les étoiles et les pieds sur Terre !

Je suis née en 1974 à Paris, la plus belle ville du monde !
J’ai également vécu en Eure-et-Loir, en Côte d’Ivoire et en Franche-Comté.
Depuis une vingtaine d’années, je vis sous le soleil de Provence.

Comme tout le monde, je suis un être à multiples facettes : femme, mère, compagne, fille, sœur, nièce, cousine, tante, amie, consœur, animatrice, coach, collaboratrice, patiente, cliente. J’ai longtemps eu du mal à concilier ces différents aspects de ma vie et les substances psychoactives me permettaient d’éviter de faire face à ces difficultés. Arrêter l’alcool m’a permis de clarifier ma vision des choses. Aujourd’hui, je suis beaucoup, beaucoup plus sereine et j’apprécie chacune de ces facettes !

En aucun cas je ne me définis pas comme une femme alcoolique et je n’envisagerais probablement jamais de me définir ainsi : « Je m’appelle Gaëlle et je suis alcoolique ». C’est d’ailleurs précisément ce qui m’a tenu éloignée des groupes Alcooliques Anonymes. Je ne partage pas cette vision de la dépendance alcoolique définie comme la maladie alcoolique !

Réservée, curieuse et exigeante, je suis aussi éprise de liberté. On me dit rêveuse, mais j’ai foi en l’Univers !  Sensible et nerveuse (hypersensible ?), je suis impatiente et il m’arrive souvent d’être boudeuse ! Sous l’influence de l’alcool, j’étais facilement triste, colérique ou angoissée. Je n’imaginais pas que l’absorption d’alcool puissent induire des troubles du comportement, voir des troubles psychiques, en dehors de l’état d’ivresse. Je sais aujourd’hui qu’une bonne part de mon instabilité nerveuse et émotionnelle tenait des effets secondaires de ma surconsommation d’alcool.

Je me connais à présent assez bien, et, au fil des jours, je découvre la suite. Je ne suis plus si triste, si angoissée et je pose mes limites sans débordement. Je suis en changement permanent et maintenant que je ne bois plus, j’aime ça !

Sciences Humaines, Santé Naturelle puis Addictologie

L’esprit débordant de questions sur la nature humaine, j’ai commencé mes études universitaires par un double cursus en histoire de l’art et en psychologie. Ma vie étudiante a été marquée par la consommation de cannabis plutôt que par l’alcool. Je n’avais pas une consommation régulière d’alcool mais quand je buvais, je buvais de manière excessive. Il est vrai que je fais rarement les choses à moitié. La modération n’est pas une de mes forces de caractère !

Progressivement, je me suis orientée sur un diplôme de Sociologie de la Santé. Cela répondait davantage à mes préoccupations. J’ai continué à fréquenter les musées durant mes loisirs. Et j’ai poursuivi mes lectures en  psychologie pour mon développement personnel et, un peu plus tard, ma vie de maman. Déjà à l’époque, j’aimais explorer les liens entre les disciplines et intégrer leurs richesses dans mon quotidien. J’explore encore avec passion les liens du corps et de l’esprit, y compris en addictologie. L’action de l’alcool comme substance psychoactive est passionnante !

L’alcool s’immisce dans ma vie sournoisement

Dès l’annonce de ma grossesse, j’ai supprimé les boissons alcoolisées. Je fumais encore un peu de cannabis. Mon médecin m’avait affirmé qu’il valait mieux un peu de cannabis que beaucoup de stress, des symptômes de sevrage ou de l’alcool. Il n’avait pas tort.

Avec la maternité, j’ai découvert la sophrologie, le yoga, la naturopathie et le massage-bien-être. Envahie par mes doutes et ma sensibilité à fleur de peau, je me suis donnée toute entière aux joies de la maternité. J’ai beaucoup appris, et j’ai vécu avec ma fille des moments d’une richesse exceptionnelle. Mais mon divorce et la détresse et la culpabilité qu’il a entrainé m’ont également amenée à vivre des moments de grande solitude. J’ai longtemps bataillé avec le cannabis pour me défaire de cette dépendance et j’y suis finalement parvenue. Mais je ne me suis pas méfiée de l’alcool et j’ai doucement transférer mon addiction au cannabis vers l’addiction à l’alcool. Apéro, convivialité et mauvaise gestion du stress (on dit bien que les cordonniers sont les plus mal chaussés !), un beau matin, tandis que ma fille adolescente prenait doucement son envol, j’ai compris que ma consommation d’alcool était devenue quotidienne et excessive. On pouvait à présent parler d’alcoolisation chronique.

J’ai créé Cap Sobriété pour les femmes dépendantes de l’alcool.

L’alcoolisme féminin et le poids de la honte.

J’ai mis longtemps à reconnaitre que j’étais dépendante de l’alcool. Le mot alcoolique me terrorisait tant y est péjoratif et inapproprié. J’y reviendrai dans un autre article. L’idée d’être alcoolique m’effrayait tellement que j’ai refoulé l’idée de toutes mes forces pendant longtemps. Je n’étais pas à l’aise avec mon identité féminine et je n’arrivais pas à me représenter la notion de femme alcoolique.

Mais cette dépendance et les horribles images et connotations qui lui était liées revenaient sans arrêt sous forme d’angoisses. L’intensité de mon anxiété empirait et le besoin de boire décuplait. Mon corps souffrait de plus en plus des effets de l’alcool. Car l’alcoolisme féminin, c’est la violence de l’alcool sur nos corps, tout autant que la violence du jugement social et moral toujours plus exigeant pour les femmes. L’alcoolisme féminin, c’est aussi la honte qui ronge et pousse à l’isolement.

C’est finalement un accident de la route miraculeux qui m’a fait capituler ! Ce jour-là, glacée d’effroi, j’ai dû reconnaitre que je ne maîtrisais plus rien. J’ai versé un torrent de larmes puis j’ai accepté de chercher de l’aide. Mais je n’en ai pas trouvé !

J’ai cherché de l’aide auprès de mon médecin traitant, totalement dépassée par la problématique alcoolique. J’ai rencontré trois autres médecins, tout autant dépassés, chacun dans leur style. Je m’étais toujours soignée avec des plantes et des huiles essentielles, mais cette fois-ci, impuissante et résignée face au dogme de la maladie alcoolique, j’ai suivi les prescriptions médicales. J’ai essayé le Baclofène, médicament miracle : j’étais malade en permanence, avec ou sans alcool ! Rien n’y faisait.

J’ai vécu un enfer d’angoisse et de désespoir cachés pendant deux ans. Plusieurs fois, j’ai failli abandonner tant je me sentais épuisée et impuissante. J’avais l’impression de nager dans un océan sans fin sous un ciel orageux ! Mais « Dieu Merci », j’ai finalement réussi à en finir avec l’alcool !

Un cercle vertueux pour arrêter de boire en douceur.

J’ai finalement arrêter l’alcool seule, en mettant patiemment en place un véritable cercle vertueux. Avec la Naturopathie, la Gestion du Stress et la Méditation, j’ai pu retrouvé un équilibre physiologique et nerveux et reprendre contact avec le meilleur de moi-même. Désintoxiqués de l’alcool, mon corps et mon esprit ont repris des forces dans tous les sens du terme.

J’ai accompagné en douceur la désintoxication de mon corps. Je n’ai pas eu de symptôme de sevrage. La dépendance physique a rapidement disparu. Et un beau jour, j’ai réalisé que je n’avais pas bu ni fumé depuis … Je n’ai jamais compté en fait ! J’ai finalement arrêté de boire et de fumer très tranquillement, presque sans effort. J’ai bien dit presque ! Mais en comparaison avec ce que j’avais vécu durant mes années d’errance à lutter contre ma consommation chronique, ça m’a paru léger, simple et facile.

Aujourd’hui, je suis coach spécialisée dans l’alcoolisme féminin.

Je m’émerveille chaque jour davantage du potentiel de métamorphose qui réside en chaque être humain, depuis sa naissance et jusqu’à son dernier souffle. Je suis bien placée pour savoir que notre enfance détermine beaucoup de choses dans nos vies, mais je réfute totalement l’idée que tout se joue dans l’enfance et qu’on ne fait ensuite que subir en vieillissant !

Bien sûr ma personnalité excessive à tendance addictive s’est forgée sur les failles de mon enfance, puis de mon adolescence. Peut être avait-elle une part de génétique. Mais ça n’est pas une fatalité. C’est même tout le contraire. La dépendance aurait pu me détruire. En fin de compte, elle s’est révélée être un formidable cadeau. Car pour arrêter de fumer et boire, j’ai appris à composer avec mes doutes, mes peurs, mes failles et mes blessures. J’ai appris à me tenir droite avec douceur, sans fumée et sans alcool. J’ai appris à marcher sur le fil de la vie, en équilibre !

Aujourd’hui, je suis bien dans ma tête, dans mon cœur et dans mes baskets. Mes clientes s’en rendent compte et cela donne une force toute particulière à mes propositions et mes conseils en matière d’alcoologie, d’hygiène de vie et de gestion du stress. Rien est acquis. La quête d’équilibre est permanente mais c’est une réelle satisfaction.

Mon expérience de l’alcoolisme féminin au service des autres femmes dépendantes.

Une bouée de sauvetage pour sortir de l’alcool.

Après ce naufrage douloureux dans l’alcoolisme au féminin, j’ai finalement réussi à rejoindre le rivage.  Épuisée mais délivrée du pire, le cœur reconnaissant, j’ai aussitôt pensé à mes sœurs encore au prise avec l’ivresse et qui continent de se débattre dans l’océan glacé ! Combien d’entre elles atteindront le rivage ? Combien de femmes s’abiment en ce moment même dans les vapeurs de l’alcool ? Combien d’entre elles noieront leur désespoir dans l’alcool sans avoir trouvé de l’aide ? J’y pense tous les jours.

Je sais combien il est facile de se retrouver coincée dans le piège de l’alcool et combien il est difficile de s’en libérer. Je me souviens du poids de la honte, de l’humiliation, de la culpabilité et de l’impuissance. Je me rappelle aussi combien il est difficile de trouver une oreille compréhensive et compétente pour nous aider à reprendre confiance et à retrouver notre pouvoir d’agir.

C’est pourquoi j’ai choisi d’offrir une bouée de sauvetage aux femmes qui ne parviennent pas à modérer leur consommation d’alcool. Une bouée de sauvetage à l’image de celle que j’ai imaginée pour moi-même et qui m’a ramenée à bon port, celui de la sobriété !

Sortir de l’alcool en pleine conscience

Passer de cet état de dépendance (cannabis, tabac, alcool) à une présence sobre, consciente et responsable m’a redonné une énergie insoupçonnée et une qualité de vie incomparable ! Fini l’ivresse, j’expérimente maintenant la sobriété. Elle m’apporte la sérénité à laquelle j’ai tant aspiré, et que beaucoup de gens cherchent sans la trouver. Nous y avons pourtant tous accès, pour peu qu’on s’en donne les moyens, qu’on nous tienne la main un moment, qu’on nous initie et qu’on nous guide sur ce merveilleux chemin de connaissance de soi.

Familière de la relation d’aide, j’ai rapidement réfléchi à la manière d’œuvrer pour limiter les dégâts de l’alcoolisme féminin. Convaincue que la démarche qui m’a permis de m’en sortir conviendra à d’autres femmes, je me suis formé en addictologie pour approfondir mes connaissances, mon besoin de compréhension et mon expérience.

Cap Sobriété pour témoigner et limiter les dégâts de l’alcoolisme chez les femmes

À présent, j’utilise mes expériences personnelles et professionnelles pour imaginer différents moyens d’aider d’autres femmes dépendantes à travers Cap Sobriété. Je suis supervisée dans cette démarche et je continue de me former régulièrement. Je poursuis aussi avec patience et conviction mon développement personnel pour vivre, et vous offrir, le meilleur de moi-même.

J’ai trouvé beaucoup de ressources et de soutien en lisant des témoignages et de regardant des films ou des documentaires sur l’alcoolisme en général et l’alcoolisme féminin en particulier. Se documenter fait partie du chemin pour retrouver son pouvoir, sortir de la dépendance et mettre le Cap sur la Sobriété, je vous encourage donc à en faire autant et c’est la vocation de ce blog que de vous y aider.

Je développe davantage mon témoignage sur la dépendance et ce qu’a été mon parcours avec l’alcool dans les articles suivants :
20 ans sous l’emprise d’addictions et Un jour, j’ai reconnu que j’étais alcoolique !

Dans Alcoolisme, descendre du carrousel, c’est Stacy qui s’exprime sur ces addictions.

Je vous conseille également vivement la lecture du témoignage de Catherine Gray dans son livre le Bonheur inattendu de la Sobriété.

À VOTRE TOUR, OSEZ VOUS EXPRIMER !

Que vous soyez une femme en questionnement sur les quantités d’alcool que vous consommez ou en train de vous battre pour sortir de la dépendance à l’alcool, exprimez-vous ! Osez en parler ici, vous serez écoutée et entendue.

Posez vos questions ou partagez vos remarques dans les commentaires. Je vous répondrai et vos questions aideront d’autres femmes qui vivent les mêmes difficultés.

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