AlcoolismeÉtat d'esprit

Des approches alternatives pour accompagner le sevrage et la sobriété (3/5)

By 6 novembre 2019 novembre 20th, 2019 No Comments

( Série d’articles : Quelles méthodes pour arrêter de boire de l’alcool ? 3/5 )

Dans les articles précédents de la série « Quelles méthodes pour arrêter de boire de l’alcool ? « , je vous ai d’abord parlé de l’état d’esprit nécessaire pour soigner l’alcoolisme et les troubles de l’alcoolisation (1/5). Puis, j’ai abordé la prise en charge classique de l’alcoolisme (2/5).

Voyons maintenant, si cette prise en charge est aussi utile et nécessaire qu’on veut bien nous le faire croire. Voyons ensuite quelles approches alternatives peuvent être pertinentes. Voyons enfin comment les thérapies naturelles peuvent être utiles.

Le mythe d’une prise en charge médicale indispensable.

L’idée préconçue que l’accompagnement médical est indispensable pour sortir de la dépendance est très répandue.

Le Recovery Research Institute de l’hôpital central du Massachusetts aux États-Unis a pourtant mis en évidence que beaucoup de personnes parviennent à se sortir seules de leur addiction.

Les chercheurs ont interrogé 2002 personnes qui sont venu à bout de problèmes d’alcool ou de drogues pour essayer de comprendre comment elles y étaient parvenues.

Les conclusions de ces recherches précisent que 54% des personnes interrogées ont guéri leur toxicomanie ou leur alcoolisme grâce à l’aide d’un groupe de parole, un traitement médicamenteux, une cure en centre spécialisé ou un mélange de ces 3 solutions. Il reste donc 46% d’entre eux qui se sont guéri sans ces 3 solutions.

« Beaucoup de cliniciens et de chercheurs, tout comme le grand public, pensent que pour résoudre un problème de drogue ou d’alcool, il faut aller en centre de désintoxication, prendre un traitement ou aller dans des associations comme les AA. Nos recherches ont montré que, même si beaucoup de ceux qui sont très dépendants suivent en effet cette voie, une autre partie ne le fait pas. Ce qui prouve la nécessité d’élargir nos points de vue à ce sujet »

John Kelly, co-auteur de cette étude, publiée dans la Revue Drug and Alcohol Dependance.

Des approches moins classiques mais pertinentes !

La sophrologie.

La sophrologie offre une aide considérable pour sortir d’une addiction et retrouver d’autres sources de plaisir internes, en vous apprenant par exemple à stimuler le circuit de la récompense par la respiration plutôt que par des produits !

Vous apprennez à agir sur vous-même en transformant vos ressentis, vos émotions et vos comportements. Vous pouvez ainsi progressivement agir sur votre confiance en vous, votre estime de vous-même, votre manière d’agir et de réagir.

L’homéopathie et l’ostéopathie.

Médecine à part entière bien que fortement décriée en France, l’homéopathie peut apporter de réelles solutions pour accompagner le sevrage, soutenir la volonté et restaurer la santé une fois la sobriété de mise.

On préconisera classiquement et selon votre terrain : Nux vomica, Sulfuricum acidum ou Ignatia. Renseignez-vous pour savoir quel remède est le plus approprié pour vous.

Quant à l’ostéopathie, elle se relève particulièrement intéressante en aidant l’organisme à se sortir du cercle d’auto-entretien de l’acidité et lui permettre de retrouver son pouvoir d’auto-guérison.

L’acupuncture et l’hypnose.

Au même titre que les autres approches, l’acupuncture et l’hypnose peuvent être une aide précieuse pour se débarrasser d’une addiction.

Connues du grand public pour donner des résultats encourageants dans l’arrêt du tabac, elles sont de plus en plus souvent sollicitées pour l’arrêt de l’alcool ou des médicaments.

Toutefois ne vous leurrez pas, il y a très peu de chance qu’elles puissent seules venir à bout d’un problème d’alcoolisme.

Mais il est admis qu’elles obtiennent des résultats positifs pour améliorer le sommeil, diminuer le stress, la nervosité et l’anxiété et pour réguler l’appétit et la fonction digestive. Et ça, c’est précieux !

La psychanalyse.

Le travail psychanalytique consiste avant tout à s’intéresser à ce que masque l’alcoolisme.

Il peut aussi aider à approcher les troubles du comportement dus à l’alcool, les révéler consciemment et les faire disparaître peu à peu.

Il est évident qu’une telle approche est importante pour parvenir à un résultat durable et véritablement guérisseur.

L’inconvénient est qu’elle ne prend pas en compte les aspects physiques et pratiques des conséquences de la consommation d’alcool et qu’elle demande du temps.

Il est également nécessaire pour que le travail puisse se faire de ne pas être alcoolisé durant les séances !

Des thérapies naturelles pour se libérer des addictions.

Après avoir abordé les approches conventionnelles, et celles, moins conventionnelles, explorons à présent les compléments naturels.

La phytothérapie et le kudzu.

En cherchant sur Internet des moyens d’arrêter de boire de l’alcool, vous trouverez de nombreuses publications à propos du kudzu, la plante révolutionnaire anti-addiction !

Issue de la pharmacopée traditionnelle chinoise, cette plante contient des principes actifs aux pouvoirs adaptogènes réels et significatifs.

Elle constitue donc un bon support physiologique pour accompagner la volonté de changement.

Elle a une action calmante sur le système nerveux central qui permet de limiter les pulsions vers le produit. Elle permet également de lutter contre le stress oxydatif produit par la consommation de cigarette et d’alcool et ainsi limiter leurs effets néfastes.

D’une manière générale la phytothérapie est porteuse de solutions qui ont prouvé leur efficacité, notamment au niveau du système nerveux et endocrinien : l’avoine, le millepertuis, le Griffonia simplicifolia, la Rhodiola, la Valériane, la Passiflore, etc. Elle comporte également des solutions efficaces pour accompagner le rétablissement d’autres organes, comme le foie (avec le Desmodium).

Attention toutefois si vous prenez déjà des antidépresseurs car certaines plantes, comme le millepertuis, sont alors contre-indiquées. Renseignez-vous bien auprès d’un naturopathe ou d’un pharmacien formé en phytothérapie.

Les élixirs floraux du Dr Bach.

Ces merveilleux élixirs n’agissent pas directement sur le corps mais contribuent à élargir nos champs de conscience.

En favorisant l’expression de nos capacités personnelles, ils aident à transformer nos blocages, nos émotions et nos comportements.

Ils agissent sur de nombreux paramètres en jeu dans l’addiction : ennui, inhibition, tristesse, angoisse, quête de sens, colère, etc.

À titre d’exemple, l’élixir de noyer (Walnut) est préconisé pour accompagner les périodes de changement. Le Docteur Bach disait de lui, c’est un briseur de chaînes qui stimule la constance et apporte une protection contre les influences extérieures.

On pourra aussi regarder du côté des élixirs d’aigremoine (Agrimony), de pommier sauvage (Crab Apple), de marronnier blanc (White Chestnut) ou d’un autre. Nombreuses sont les Fleurs de Bach susceptibles de vous aider.

Il n’y a pas de contre-indication à les utiliser.

Si ce n’est en compte-gouttes car alors ils sont préparés sur une base de cognac !!! Pour remédier à cela, ils existent désormais sous forme de granules comparables aux granules homéopathiques.

Le principal écueil avec ces élixirs est de ne pas faire le bon diagnostic ! Elles ne servent alors tout simplement à rien ! Prenez donc le temps d’écouter votre ressenti.

Laissez-vous guider par les sentiments que vous éprouvez, par vos humeurs, et si besoin, consultez un conseiller.

Les huiles essentielles et les hydrolats.

Les huiles essentielles possèdent des propriétés efficaces et intéressantes à de multiples niveaux : pour drainer le foie par exemple, pour calmer le système nerveux et sur le plan psychique et émotionnel grâce à l’olfaction notamment.

Leur principal inconvénient est qu’elles sont souvent mal utilisées car il n’est pas facile d’obtenir des conseils avisés pour obtenir les résultats escomptés.

Par ailleurs, comme pour d’autres approches telles que l’hypnose, la mauvaise information du public fait qu’on en attend des miracles !

Concentrées en principes actifs, les huiles essentielles sont puissantes et à utiliser avec précaution.

Plus doux que les huiles essentiels mais néanmoins très efficaces avec les mêmes propriétés, les hydrolats sont particulièrement adaptés en ingestion, tandis que l’olfaction ou la dilution dans des sels de bain ou une huile de massage seront à privilégier pour les huiles essentielles.

Renseignez-vous toujours sur les conditions d’utilisation de chaque huile essentielle car elles sont bien entendu différentes d’une huile à une autre ! Certaines, assez rares toutefois, sont à éviter en olfaction, d’autres sont à éviter en contact physique ! Soyez prudent-e et utilisez-les intelligemment pour en retirer les bienfaits !

La naturopathie pour une approche globale de la santé au naturel.

La naturopathie accompagne le corps dans ses processus d’auto-guérison par l’alimentation et l’hygiène de vie ainsi qu’avec le soutien des plantes médicinales : mesures diététiques, exercices physiques adaptés, recommandations en matière de gestion du stress et des émotions et conseils en phyto-aromathérapie ou encore en nutrithérapie.

À ce titre, la naturopathie est tout à fait indiquée pour vous accompagner intelligemment dans votre démarche de sevrage puis de modification de votre hygiène de vie.

La difficulté peut être de rencontrer un naturopathe qui comprenne bien les diverses implications de la consommation excessive d’alcool ainsi que les mécanismes de l’addiction.

Que ton aliment soit ta seule médecine !

Hyppocrate

La prise en charge médicale classique est donc loin d’être la seule à notre disposition. Certes, les approches alternatives ne sont pas prise en charge par la sécurité sociale, puisqu’elles fonctionnent, elles méritent qu’on s’y intéresse.

Quant à la question du coût, elle reste relative et relève bien souvent d’une question de choix et de priorité.

Par ailleurs, faire le calcul du coût de la consommation d’alcool (et de tabac?) permet généralement de dégager un budget conséquent pour se donner les moyens de guérir …

Dites-moi en commentaires ce que ces méthodes vous inspirent. 🙏
J’aurai plaisir à vous lire et vous répondre. 🙂

Crédit-photo : Alexandr Podvalny sur Unsplash .

Retrouvez ici la série d’articles sur les méthodes pour arrêter de boire de l’alcool :
1/5 Comment surmonter un problème d’alcool ?
2/5 La prise en charge classique de l’alcoolisme et des troubles de l’alcoolisation.
3/5 Des approches alternatives pour accompagner le sevrage et la sobriété.
4/5 Des thérapies qui n’en ont pas l’air au secours des addictions.
5/5 L’approche pluridisciplinaire de Cap Sobriété pour se libérer de l’alcool.

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