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AddictionÉtat d'esprit

Arrêter l’alcool : Ce qu’il faut bien comprendre pour agir avec conviction.

By 15/10/2020 No Comments
que se passe-til dans le cerveau pour arrêter l'alcool

L’alcoolisme n’est pas une maladie incurable.

Je n’avais pas compris le fond du problème.

Qu’il s’agisse d’arrêter l’alcool, le cannabis ou le tabac ou de dépendance affective, j’ai traversé des phases addictives à différents moments de ma vie. Longtemps j’ai transférer mon comportement addictif d’une addiction à l’autre, sacrifiant mes efforts sans m’en rendre compte.

Aujourd’hui, avec Cap Sobriété et le Parcours pour se libérer de l’alcool, mon intention est de transmettre des clés pour comprendre la dépendance à l’alcool de manière à pouvoir agir consciemment et avec conviction pour qu’elle n’est plus de prise sur vous.

Mon propos est de vous partager ce qui m’a effectivement permis d’arrêter l’alcool et de changer ma vie. Il s’agit donc de pratiques et d’outils certes, mais aussi, d’abord, de prises de conscience. Il est essentiel de bien comprendre le phénomène addictif pour pouvoir agir en connaissance de cause et en conscience. Et pour agir avec conviction et pas seulement en écoutant les conseils d’un addictologue ou d’un coach tout puissant !

Le pouvoir d’agir est en vous.

Je ne vous demande surtout pas de suivre mes conseils sans réfléchir. Si vous voulez arrêter l’alcool et ses excès, vous devez vous impliquer totalement. Vous devez commencer par questionner le processus addictif pour bien le comprendre.

Cette compréhension des multiples paramètres impliqués dans votre consommation excessive d’alcool est essentielle. C’est grâce à elle que vous pourrez choisir le bon chemin pour mettre le Cap sur la Sobriété, et donc sur votre rétablissement.

Comprendre pour choisir et agir.

Dans mes accompagnements, j’accorde autant de place à la théorie qu’à la pratique. C’est cette compréhension théorique qui m’a permis de passer à l’action et de persévérer. Tout autant que diverses pratiques que j’ai expérimenté dans mon corps, dans mon cœur et dans ma tête. Toutes ces étapes ont construit le processus grâce auquel j’ai pu arrêter l’alcool et, en fin de compte, me libérer de toutes mes addictions.

Pour commencer ce cheminement, il nous faut prendre le contre-pied de l’approche la plus répandue concernant la dépendance à l’alcoll. Cette approche fait de l’alcoolisme une maladie (neurologique ou psychique) et nous met en situation de victimes impuissantes et irresponsables. Je réfute totalement cette vision des choses qui m’a profondément perturbée et freinée dans ma reprise en mains. Je m’inscris au contraire dans un courant d’analyse et de traitement de l’alcoolisme qui vous reconnecte à votre pouvoir personnel en vous responsabilisant.

Cette approche vous amène à prendre conscience de votre responsabilité et de votre pouvoir personnel. Et même si cela peut sembler très inconfortable quand on peine à arrêter l’alcool, je vous encourage à rester ouverte et curieuse de comprendre où je vous emmène.

Que se passe-t-il dans un cerveau dépendant à l’alcool ?

Personne ne vous oblige à boire !

Aussi étrange et terrible que cela puisse paraître à celles qui ne parviennent pas à maitriser leur consommation, et j’ai été de celles-là, personne ne nous oblige à boire. Nous ne sommes pas contraintes de boire, et encore moins de boire exagérément. Ce premier point est aussi évident qu’il est difficile à reconnaitre et accepter tant nous nous sentons « envoutées » par l’alcool.

Pourtant, c’est bien par l’intermédiaire de notre système biologique « volontaire » que nous prenons la bouteille et remplissons le verre. J’entends par système volontaire, le système physiologique qui gère les actions que nous décidons de faire (même si nous n’y prêtons pas une grande attention). Par opposition au système autonome « involontaire » qui gère par exemple le système cardiovasculaire, que nous le voulions ou non.

Le terme volontaire signifie ici que l’on a un certain contrôle sur le phénomène. Oubliez les connotations psychologiques ou morales liées à la notion de volonté pour considérer simplement, qu’à un certain niveau, on a un certain degré de contrôle. Vous l’avez d’ailleurs toutes vécues. Vous pouvez vous contrôler et arrêter l’alcool, quelques jours, quelques semaines ! Mais l’effort n’est pas tenable très longtemps.

Avant d’être un problème, l’alcool est une solution.

Certes, si vous lisez ses lignes, c’est que l’alcool est devenu pour vous un problème. Mais revenons en arrière pour considérer comment tout cela a commencé. Plongez dans les souvenirs de votre histoire de vie et réalisez à quel point, au début de votre relation avec l’alcool, tout était beau et plein de merveilleuses promesses.

Des difficultés à vous sentir bien dans votre peau, à être à l’aise en société, à vous intégrer dans un groupe d’amis ou de collègues ? L’alcool est une solution qui fonctionne pour « briser la glace » et vous désinhiber.

Besoin d’un coup de pouce pour supporter une pression professionnelle, sociale, familiale ou conjugale importante ? Décompresser en fin de journée ou en fin de semaine ? Oublier un divorce, un décès, un traumatisme ? L’alcool décontracte, détend, soulage, anesthésie.

On le voit dans tous les films, boire un verre de vin ou de whisky est la solution à tout et son contraire : calmant ou stimulant, pour fêter un évènement ou noyer son chagrin, pour décompresser ou pour attaquer.

Le système de récompense aux commandes

L’addictologie nous apprend qu’un système neurologique spécifique est en question dans les problèmes de dépendance. Il s’agit du système neurologique dit de récompense / plaisir. C’est un mécanisme biologique aussi vieux que l’humanité au service de la survie de l’espèce. Il valide et favorise une action qui va dans le sens de notre survie (manger, boire, se reproduire) quelles que soient les circonstances et les conséquences.

Finalement, le cerveau valide la résolution d’un problème avec une décharge hormonale qui crée un sentiment de bien-être et de satisfaction. Il n’analyse pas la pertinence de la solution mais la réponse au problème. Et l’alcool apporte une solution à bien des problèmes ! Au regard de ces mécanismes neurologiques, l’alcool est une solution qui fonctionne. Donc il valide et c’est la fête : « youpi », « satisfaction/récompense ».

Hacker le cerveau pour arrêter l’alcool

Quand la boucle des habitudes s’en mêle.

Quand on effectue quelque chose pour la première fois, même quelque chose de très simple, notre cerveau fonctionne à plein régime pour traiter un maximun d’informations. Au bout de quelques fois, l’activité cérébrale se calme : l’action devient familière. Le cerveau convertit alors cette « séquence d’actions » en procédure automatique.

Si une habitude existe, le cerveau s’y engouffre naturellement. Nous nous reposons tous les jours sur ces procédures automatiques que sont les habitudes. Réfléchissez-y un instant : il y a moultes actions au fil de la journée que nous faisons sans réfléchir, parfois sans y faire attention ni même en avoir conscience !

Ce processus interne à notre cerveau constitue une boucle en trois étapes appelée la boucle des habitudes.

  1. La première étape est un déclic qui indique au cerveau de se mettre en mode automatique et quelle habitude enclencher. Les chercheurs l’appellent le signal !
  2. La seconde étape est celle de la routine, qui peut être physique, mentale et/ou émotionnelle. C’est l’action, l’habitude !
  3. La troisième étape est celle de la récompense. Elle permet au cerveau de savoir si cette séquence de comportements mérite qu’on la retienne à l’avenir.

Avec le temps, cette boucle (signal, action, récompense) devient de plus en plus automatique. Le signal et la récompense finissent par être inextricablement liés, faisant naître un sentiment puissant d’attente et d’envie.

Au final, l’addiction est pour notre cerveau un moyen très facile de se donner du plaisir en écoutant les petites voix qui chuchotent en nous pour nous tenter, nous manipuler, nous envouter et nous faire échouer dans notre volonté d’arrêter l’alcool.

Tu veux ou tu veux pas arrêter l’alcool ?

Le système de récompense comme la boucle des habitudes ne se préoccupent pas d’analyse intellectuelle des conséquences ou de jugement moral. Pour traiter ces aspects là, nous sommes dotés d’une conscience. C’est elle qui nous permet de moduler nos instincts de survie et nos pulsions.

Avant de conclure, résumons l’essentiel de ce qu’il faut comprendre pour agir avec conviction et s’engager durablement sur le chemin du Bonheur inattendu de la sobriété.

  1. Nos comportements addictifs reposent sur des actions volontaires sur lesquelles nous avons un certain contrôle.
  2. L’addiction est d’abord une solution.
  3. Le système récompense-plaisir valide la solution.
  4. La boucle des habitudes renforcent la validation en proposant systématiquement la solution.
  5. L’analyse des conséquences relèvent de la conscience.

Conclusion

Partant de là, selon vous, quel peut être l’enjeu pour se libérer de l’alcool ?

Je compte sur vos réponses en commentaires ou en message privé. J’ai hâte de discuter avec vous de cette question-clé ?

Crédit-photo : Merci à David Matos sur Unsplash

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